J’avais envie de partager avec vous!
J’avais envie de partager avec vous!
J’avais lu, il y a une dizaine d’années, histoires grotesques et sérieuses d’Edgar Allan Poe. Était-ce dans le préface de ce livre? ou peut-être était-ce une personne de mon entourage? je ne sais plus, mais on m’avait donné à croire que la traduction française par nul autre que Baudelaire, éclipsait la version originale par sa qualité littéraire. Nul doute que cette traduction est remarquable, cependant, cette conception est injuste envers Poe, qui est lui aussi un génie littéraire, j’ai pu le constater.
The complete stories, issu d’une édition généreuse (Everyman’s Library) regroupe toutes les nouvelles de Poe ainsi que son unique roman, seul ses poèmes sont exclus.
Poe avait un style tout à fait particulier, privilégiant le format court, et concentrant le récit autour d’un seul thème, lui donnant tout l’élan possible, avec toujours un narrateur à la première personne.
Si de nos jours Poe est reconnu comme un pionnier de la littérature moderne, en particulier du genre de l’horreur, ayant grandement influencé Lovecraft, Stephen King et une panoplie d’autres auteurs, il est étonnant à quel point il y a peu de surnaturel dans son oeuvre. Grossièrement, il y a ses nouvelles “sérieuses” où il y a une impression de surnaturel, qui est la plupart du temps démentie à la toute fin (pas toujours) et l’on comprend alors qu’elle était due à l’obssession/la folie du narrateur et, il y a ses nouvelles “grotesques”, où le surnaturel, s’il y en a, n’a pour but que d’alimenter le style homoristique complètement disjoncté de Poe.
Bien plus que l’horreur, c’est véritablement cet humour (noir) qui transcende l’oeuvre de ce “poète maudit” et qui en fait une lecture unique.
En voici un exemple, choisit assez aléatoirement (Never bet the devil your head):
I hurried up to him and found that he had received what might be termed a serious injury. The truth is, he had been deprived of his head, which after a close search I could not find anywhere; – so I determined to take him home and send for the homeopathists.
[...]
He did not long survive his terrible loss. The homeopathists did not give him little enough physic, and what little they did give him he hesitated to take. So in the end he grew worse, and at length died, a lesson to all riotous livers.
J’aime bien ce genre d’humour.
The complete stories, c’est aussi:
En somme, ça vaut la peine d’être lu.
4/5
Eh oui, eh oui, une autre lecture asimovienne pour Julie. C’est que, dernièrement, pour me faire une surprise, mon cher mari m’a dégoté un tas de livres relativement rares du bon docteur. Peut-être un peu pour me féliciter d’avoir mis au monde sa progéniture (seriez-vous surpris de découvrir que le fiston porte le prénom d’Isaac?), peut-être aussi juste comme ça, parce qu’il m’apprécie moi et ma splendide intelligence? Peu importe, ce qui compte, c’est que j’ai maintenant entre les mains quelques nouveaux livres à peu près impossible à trouver, ou du moins à un prix raisonnable! Je vous laisse la suprise de les découvrir avec moi au fil des prochaines semaines dans le carnet. Par contre, je réalise à l’instant que le présent volume n’est même pas dans cette cohorte, et qu’en fait il dormait sur mon étagère depuis un bon bout de temps (honte à moi). Anyway, vous verrez bien la suite plus tard!
Ce livre a été originellement édité en 1982. il contient environ une soixantaine d’essais qui ont été publiés dans les années antérieures à sa publication dans des revues aussi diverses que possible: New York Times magazine, TV Guide, SciQuest, Popular Computing, Lifestyle, Horticulture…. Il est divisé en sections qui abordent des sujets tel que: la différence entre la science et la pseudoscience, le créationnisme, la censure, l’explosion démographique, la phobie des technologies, les conséquences sociales des progrès technologiques, le clonage, la possibilité de contacter une vie extraterrestre, et les merveilles de l’univers.
Je commence tout de suite par le défaut de ce livre, ou du moins, ce qui en rend la lecture moins agréable. Comme tous les essais ont été regroupés a posteriori, la répétition est un peu trop présente pour que la lecture soit un délice de tous les instants. Et j’avoue que j’ai (oh! sacrilège) sauté des textes en fin de parcours, comme ça commençait à sérieusement me taper sur les nerfs. Il faut dire que j’avais trop hâte de lire la dernière section, intitulée “Personal” qui contenait une série d’essais traitant de différents aspects de la vie personnelle de l’auteur. Comme vous le savez, je me délecte toujours de ces anecdotes et une bonne partie de mon intérêt pour lui provient de sa personnalité, qui ressort très fort dans ce genre de texte.
Pour ce qui est de l’ensemble des sujets traités, l’auteur est quelquefois un véritable devin (rappelez-vous que les textes datent d’avant 1982), et quelquefois un peu trop alarmiste (entre autre, il prédit que le pétrole sera déjà une denrée rare à la fin du 20eme siècle), mais dans l’ensemble, c’était un grand anticipateur. Son savoir immense et “général” (il s’intéressait à tout!) y est sûrement pour quelque chose. Il fait aussi des parenthèses assez comiques sur les capacités d’anticipation des écrivains de science-fiction, s’arrêtant sur les meilleures et les pires prédictions.
Certains sujets recoupent d’autres lectures que nous avons abordées dans le blogue, et ça m’a donné le goût d’y revenir:
Pour ceux qui adore l’auteur autant que moi, vous allez vous délecter de l’édition de 1997, car elle présente en préface des hommages posthume à Asimov très élogieuses, mais surtout, souvent, très drôle. Quel plaisir ce devait être de cotôyer ce grand homme.
Eh hop! Un autre tag d’Isaac Asimov dans notre carnet….
Ma réserve de temps libre étant singulièrement tronçonnée depuis l’aggrandissement de la famille avec l’arrivée du ”Petit Glouton”, je suis encore moins indulgent qu’à l’habitude (si c’est possible) envers les livres qui tendent vers le médiocre. J’ai abandonné Retribution falls à la page 130, malgré le genre du livre: steampunk, que je trouve intéressant à priori. Pourquoi si tôt?
Des vaisseaux volants, de la piraterie, de la magie noire, des missions à la Firefly (probablement une source d’inspiration), le tout avait un fort potentiel de divertissement.
Mais c’est léger, aussi léger que l’aerium qui permet au Ketty Jay de voler. À quoi ressemble le monde fictif dans lequel les personnages naviguent? Aucune idée. Il ya des noms d’endroits, des noms de peuples, mais pas de véritable développement.
Et les personnages, que de clichés! Outre le médecin alcoolique et le pilote timbré, il y a le capitaine dont la principale caractéristique semble être sa facilité à charmer les femmes. D’ailleurs, la seule femme à bord, est trop tomboy pour être belle, ce qui est bien selon le capitaine puisqu’il ne se sent pas obligé de la sauter et que sa présence ne crée pas de dissenssion au sein de l’équipage.
Le tout hurle l’immaturité.
Pour toutes ces raisons, et en particulier la dernière, je balance sans ménagement ce tas de papier dans la catégorie: palmarès des nullités.
1.5/5
Firefly c’est incomparablement meilleur.
Vous dites ?